Bienheureuse la destinée
D’un enfant grec du monde ancien !
Fruit d’un amoureux hyménée,
Il est gai d’une joie innée,
Et deux beaux sangs ont fait le sien.
C’est Pan, bénévole et farouche,
Qui forme son cœur et sa voix :
Il lui met la flûte à la bouche,
L’enfant souffle, le faune touche,
Et la leçon rit dans les bois.
Aux jeux qui font l’homme robuste
Ses muscles tendres durciront ;
Il sera fort, il sera juste :
Le gymnase élargit son buste,
Le Portique ennoblit son front.
Orateur de la République,
Contre les Perses odieux
Il parlera le verbe attique,
Il ira, soldat héroïque,
Mourir pour sa ville et ses Dieux !
Florence, octobre 1866.
Ce beau printemps qui vient de naître,À peine goûté va finir ;Nul de nous n’en fera connaîtreLa grâce aux peuples à venir.Nous n’osons plus parler des roses :Quand nous les...