"Les Petites Filles Modèles" est un roman de la Comtesse de Ségur qui explore les thèmes de l'éducation, de la vertu et de la morale à travers les aventures de deux jeunes filles, Charlotte et Sophie. Ces personnages, petits modèles de comportement, incarnent les valeurs que la société française du XIXe siècle tenait en haute estime. Charlotte est une fille sage et obéissante, tandis que Sophie, souvent impulsive et désobéissante, est en quête de perfection. L'œuvre met en lumière leurs rapports avec leur famille, leurs amis et les adultes qui les entourent, chacun jouant un rôle dans leur éducation et leur développement personnel.
Le récit plongera les lecteurs dans un univers enfantin où les leçons de vie sont transcrites à travers des situations variées. Les petites filles rencontrent une série de personnages, tels que des amis ou des figures d'autorité, qui influencent leur comportement et leur compréhension de la vie. Les aventures de Charlotte et Sophie sont ponctuées d'incidents mettant en relief les conséquences de la méchanceté, la jalousie, ainsi que la puissance de l'amitié et de la réconciliation. La Comtesse de Ségur utilise ces expériences pour enseigner des valeurs morales, comme la bonté, l'honnêteté et la générosité, tout en offrant des réflexions sur les relations humaines et la responsabilité personnelle.
L'œuvre est aussi un miroir des mœurs et des conventions de l'époque, dépeignant un monde où les enfants sont souvent soumis à des normes strictes et à des attentes élevées. À travers les errances de Sophie et les vertus de Charlotte, la Comtesse de Ségur critique certaines hypocrisies de la société et de l'éducation, tout en gardant un ton léger et enjoué. Les petites scènes de la vie quotidienne révèlent à quel point le bonheur et l'épanouissement peuvent être parfois entravés par des malentendus ou des comportements égoïstes.
La structure narrative fait appel à des épisodes qui se succèdent, évoquant des leçons morales sous-jacentes et renforçant le message éducatif du livre. Les personnages évoluent au fil des chapitres, montrant que l'apprentissage est un processus continu, parsemé d'erreurs et de réussites. Les interactions entre les filles et les adultes, notamment leurs parents et leurs éducateurs, révèlent également l'importance de l'écoute, du respect et de l'amour inconditionnel dans le cadre de l'éducation des jeunes filles.
Mes Petites filles modèles ne sont pas une création ; elles existent bien réellement : ce sont des portraits ; la preuve en est dans leurs imperfections mêmes. Elles ont des défauts, des ombres légères qui font ressortir le charme...
Mme de Fleurville était la mère de deux petites filles, bonnes, gentilles, aimables, et qui avaient l’une pour l’autre le plus tendre attachement. On voit souvent des frères et des sœurs se quereller, se contredire et venir se plaindre à...
Un jour, Madeleine peignait sa poupée ; Camille lui présentait les peignes, rangeait les robes, les souliers, changeait de place les lits de poupée, transportait les armoires, les commodes, les chaises, les tables. Elle voulait, disait-elle, faire leur déménagement :...
MadeleinePrends tout ce que tu voudras, ma chère Marguerite ; amuse-toi avec nos joujoux.MargueriteOh ! les belles poupées ! En voilà une aussi grande que moi… En voilà encore deux bien jolies !… Ah ! cette grande qui est couchée...
Pendant que les enfants jouaient, le médecin était venu voir Mme de Rosbourg : il ne trouva pas la blessure dangereuse, et il jugea que la quantité de sang qu’elle avait perdu rendait une saignée inutile et empêcherait l’inflammation. Il...
« Mon Dieu ! mon Dieu ! que je m’ennuie toute seule ! pensa Marguerite après avoir marché un quart d’heure. Pourquoi donc Madeleine m’a-t-elle forcée de sortir ?… Camille voulait bien me garder, je l’ai bien vu !… Quand...
Un jour, Marguerite, Camille et Madeleine jouaient devant la maison, sous un grand sapin. Un grand chien noir qui s’appelait Calino, et qui appartenait au garde, était couché près d’elles.Marguerite cherchait à lui mettre au cou une couronne de pâquerettes...
Il y avait à une lieue du château de Fleurville une petite fille âgée de six ans, qui s’appelait Sophie. À quatre ans, elle avait perdu sa mère dans un naufrage ; son père se remaria et mourut aussi peu...
Un jour, Camille et Madeleine lisaient hors de la maison, assises sur leurs petits pliants, lorsqu’elles virent accourir Marguerite.« Camille, Madeleine, leur cria-t-elle, venez vite voir les hérissons qu’on a attrapés ; il y en a quatre, la mère et...
Quelques jours après l’aventure des hérissons, Mme de Fleurville avait à dîner quelques voisins, parmi lesquels elle avait engagé Mme Fichini et Sophie.Camille et Madeleine n’étaient jamais élégantes ; leur toilette était simple et propre. Les jolis cheveux blonds et...
Après avoir bien joué, bien causé, pris des glaces et des gâteaux, Sophie partit avec sa belle-mère ; Camille, Madeleine et Marguerite allèrent se coucher.Mme de Fleurville embrassa mille fois Camille ; Mme de Rosbourg lui avait raconté l’histoire des...
Madeleine avait reçu les éloges que méritait son généreux sacrifice ; trois jours s’étaient passés depuis la disparition de la poupée ; Marguerite attendait avec une vive impatience que quelqu’un allât à Paris pour lui apporter la poupée promise. En...
« Mais chairs amie, veuné dinné chés moi demin ; mamman demand ça à votr mamman ; nous dinron a sainq eure pour joué avan é allé promené aprais. Je pari que j’ai fé de fôtes ; ne vous moké...
Sophie, qui avait toujours le cœur bien gros et la démarche gênée par les coups qu’elle avait reçus, laissa ses amies admirer les fleurs et cueillir des bouquets, et alla s’asseoir chez la jardinière.Mère LouchetBonjour, mam’selle ; je vous voyais...
Sophie avait peur de rentrer au salon. Elle pria ses amies d’entrer les premières pour que sa belle-mère ne l’aperçût pas ; mais elle eut beau se cacher derrière Camille, Madeleine et Marguerite, elle ne put échapper à l’œil de...
Sophie était depuis quinze jours à Fleurville ; elle se sentait si heureuse, que tous ses défauts et ses mauvaises habitudes étaient comme engourdis. Le matin, quand on l’éveillait, elle sautait hors de son lit, se lavait, s’habillait, faisait sa...
Une heure après, Camille, Madeleine et Marguerite revinrent savoir des nouvelles de Sophie ; elles avaient leurs chapeaux et des robes propres.SophiePourquoi vous êtes-vous habillées ?CamillePour aller goûter chez Mme de Vertel ; tu sais que nous devons y cueillir...
La journée du lendemain se passa assez tristement. Marguerite, honteuse encore de sa colère de la veille, se reprochait d’avoir causé la punition de Sophie ; Camille et Madeleine souffraient de la tristesse de Marguerite et de l’absence de leur...
Un mois après, Camille et Madeleine étaient assises sur un banc dans le jardin ; elles tressaient des paniers avec des joncs que Sophie et Marguerite cueillaient dans un fossé.« Madeleine, Madeleine ! cria Sophie en accourant, je t’apporte un...
Depuis un an que Sophie était à Fleurville, elle n’avait encore aucune nouvelle de sa belle-mère ; loin de s’en inquiéter, ce silence la laissait calme et tranquille ; être oubliée de sa belle-mère lui semblait l’état le plus désirable....
« Mes chères enfants, dit un jour Mme de Fleurville, allons faire une longue promenade. Le temps est magnifique, il ne fait pas chaud ; nous irons dans la forêt qui mène au moulin. »MargueriteEt cette fois je n’emporterai certainement...
CamilleMaman, voulez-vous nous permettre d’aller avec Élisa à la petite maison blanche, pour préparer les lits et les provisions de la pauvre Lucie et de sa maman ? Nous la verrons arriver et nous jouirons de sa surprise.Madame de FleurvilleOui,...
Sophie avait été fortement impressionnée de l’aventure de Françoise et de Lucie ; elle avait senti le bonheur qu’on goûte à faire le bien. Jamais sa belle-mère ni aucune des personnes avec lesquelles elle avait vécu n’avaient exercé la charité...
Camille et Madeleine attendaient avec impatience chez Mme de Fleurville le réveil de leurs amies. Mme de Rosbourg ne quittait pas la chambre de Marguerite : elle voulait avoir sa première parole et son premier sourire.« Maman, dit Camille, vous...
« La calèche découverte et le phaéton pour deux heures », dit Élisa au cocher de Mme de Fleurville.Le cocherTout le monde sort donc à la fois, aujourd’hui ?ÉlisaOui ; madame vous fait demander si vous savez le chemin pour...
Quelque temps se passa depuis cette visite à Hurel ; il était venu de temps en temps au château, quand ses occupations le lui permettaient. Un jour qu’on l’attendait dans l’après-midi, Élisa proposa aux enfants d’aller chercher des noisettes le...
Un jour, Camille se plaignait de mal de tête, de mal de cœur. Son visage pâle et altéré inquiéta Mme de Fleurville, qui la fit coucher ; la fièvre, le mal de tête continuant, ainsi que le mal de cœur...
Depuis quelques jours tout était en rumeur au château ; on enfonçait des clous dans une orangerie attenante au salon ; on assemblait et on brouettait des fleurs ; on cuisait des pâtés, des gâteaux, des bonbons. Les enfants avaient...
MargueriteMaman, pourquoi ne montons-nous jamais à âne ? c’est si amusant !Madame de RosbourgJ’avoue que je n’y ai pas pensé.Madame de FleurvilleNi moi non plus ; mais il est facile de réparer cet oubli ; on peut avoir les deux...
Les Malheurs de Sophie est un roman pour enfants écrit par la Comtesse de Ségur, publié pour la première fois en 1858. L'histoire suit les aventures d'une petite fille nommée...
Les "Nouveaux Contes de fées" de la Comtesse de Ségur sont une suite de récits enchanteurs qui revisitent le genre du conte de fées traditionnel, en y intégrant des valeurs...
Au nom du Père, du Fils, du Saint-Esprit.Mon Dieu, je vous donne mon cœur ; je vous demande de m’aider à être sage, à obéir même pour les choses qui...