Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

A toy chaque an j’ordonne un sacrifice,
Fidele coin, où tremblant et poureux,
Je descouvry le travail langoureux
Que j’endoroy, Dame, en votre service.
Un coin meilleur plus seur et plus propice
A declarer un torment amoureux,
N’est point en Cypre, ou dans les plus heureux
Vergers de Gnide, Amathonte ou d’Eryce.
Eussé-je l’or d’un Prince ambitieux,
Tu toucherois, nouveau temple, les cieux,
Elabouré d'une merveille grande;
Et là, dressant à ma nymphe un autel,
Sur les piliers de son nom immortel
J'appenderois mon ame pour offrande


A toi chaque an ordonne un sacrifice
Question à méditer



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