Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

Je te hai peuple, et m'en sert de tesmoin,
Le Loir, Gastine, et les rives de Braie,
Et la Neuffaune, et l'humide saulaie,
Qui de Sabut borne l'extreme coin.
Quand je me pers entre deus mons bien loin,
M'arraisonnant seul à l'heure j'essaie
De soulager la douleur de ma plaie,
Qu'Amour encharne au plus vif de mon soin.
Là pas à pas, Dame, je rememore
Ton front, ta bouche et les graces encore
De tes beaux yeux trop fidelles archers:
Puis figurant ta belle idole feinte
Dedans quelque eau, je sanglote une pleinte,
Qui fait gemir le plus dur des rochers.


Je te hai peuple, et m'en sert de tesmoin
Question à méditer



Les auteurs


Les catégories


Fiches de lecture

© 2026