Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

Je parangonne à ta jeune beauté,
Qui toujours dure en son printans nouvelle,
Ce mois d'Avril, qui ses fleurs renouvelle,
En sa plus gaie et verte nouveauté.

Loin devant toi s'en fuit la cruauté,

Devant lui fuit la saison plus cruelle.
Il est tout beau, ta face est toute belle :
Ferme est son cours, ferme est ta loiauté.

Il peint les chams de dis mile couleurs,
Tu peins mes vers d'un long émail de fleurs :
D'un dous Zephyre il fait onder les plaines,

Et toi mon coeur d'un soupir larmoiant :
D'un beau crystal son front est rousoiant,
Tu fais sortir de mes yeus deus fontaines.


Je parangonne à ta jeune beauté
Question à méditer



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