Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

A ton frere Paris tu sembles en beauté
A ta soeur Polyxene en chaste conscience
A ton frere Helenin en profete science,
A ton parjure aïeul en peu de laiauté.

A ton pere Priam en meurs de roiauté,
Au vieillart Antenor en mieleuse eloquence,
A ta tante Antigone en superbe arrogance,
A ton grand frere Hector en fiere cruauté.

Neptune n'assit onc une pierre si dure
Dans tes murs, que tu es, pour qui la mort j'endure:
Ni des Grecs outragés l'exercite vainqueur

N'emplit tant Iliion de feus, de cris,& d'armes,
De soupirs,& de plaurs, que tu combles mon coeur
De brasiers,& de mors, de sanglos, & de larmes.


A ton frere Paris tu sembles en beauté
Question à méditer



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