Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

Si doucement le souvenir me tente
De la mieleuse & fieleuse saison,
Ou je perdi la loi de ma raison
Qu’autre douleur ma peine ne contente.

Je ne veus point en la plaie de tante
Qu’Amour me fit pour avoir guarison,
Et ne veus point qu’on m’ouvre la prison,
Pour affranchir autre part mon attente.

Plus que venin je fui la liberté,
Tant j’ai grand peur de me voir escarté
Du dous lien qui doucement offense:

Et m’est honneur de me voir martyrer,
Sous un espoir quelquefois de tirer
Un seul baiser pour toute recompense.


Si doucement le souvenir me tente
Question à méditer



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