Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

Ni ce coral, qui double se compasse,
Sur meinte perle entée doublement,
Ni cette bouche ou vit fertilement
Un mont d'odeurs qui le Liban surpasse ,

Ni ce bel or qui frisé s'entrelasse
En mille nouds mignardés gaiement,
Ni ces œillets égalés uniment
Au blanc des lis encharnés dans sa face,

Ni de ce front le beau ciel éclairci,
Ni le double arc de ce double sourci,
N'ont a la mort ma vie abandonnée:

Seuls vos beaux yeus (ou certain archer,
Pour me tuer d'aguet se vint cacher)
Devant le soir finissent ma journée.


Ni ce coral, qui double se compasse
Question à méditer



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