Ces deus yeus bruns, deus flambeaus de ma vie,
Dessus les miens foudroians leur clarté,
Ont esclavé ma jeune liberté,
Pour la damner en prison asservie.
De vos dous feus ma raison fut ravie,
Si qu'ébloüi de vôtre grand beauté,
Opiniastre à garder loiauté
Autres yeus voir depuis je n'eus envie.
D'autre éperon mon Tyran ne me point,
Autres pensers en moi ne couvent point,
Ni autre idole en mon cœur je n'adore.
Ma main ne sait cultiver autre nom,
Et mon papier n'est esmaillé, sinon
De vos beautés que ma plume colore.