Capitale de la douleur

Poésie
Année de parution : 1926

Au hasard une épopée, mais bien finie maintenant.
Tous les actes sont prisonniers
D’esclaves à barbe d’ancêtre
Et les paroles coutumières
Ne valent que dans leur mémoire.

Au hasard tout ce qui brûle, tout ce qui ronge,
Tout ce qui use, tout ce qui mord, tout ce qui tue,
Mais ce qui brille tous les jours
C’est l’accord de l’homme et de l’or,
C’est un regard lié à la terre.

Au hasard une délivrance,
Au hasard l’étoile filante
Et l’éternel ciel de ma tête
S’ouvre plus large à son soleil,
À l’éternité du hasard.


AU HASARD
Question à méditer

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