Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

Quant j'aperçoi ton beau chef jaunissant,
Qui l'or filé des Charites efface,
Et ton bel œil qui les astres surpasse,
Et ton beau sein chastement rougissant:

A front baissé je pleure gemissant,
De quoy je suis (faute digne de grace)
Sous l'humble vois de ma rime si basse,
De tes beautés les honneurs träissant.

Je conoi bien que je devroi me taire,
Ou mieus parler: mais l'amoureus ulcere
Qui m'ard le coeur, me force de chanter.

Donque (mon Tout) si dinement je n'use
L'ancre & la vois a tes graces vanter,
Non l'ouvrier non, mais son destin accuse.


Quant j'aperçoi ton beau chef jaunissant
Question à méditer



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