Les amours

Poésie
Année de parution : 1553

Quand au matin ma Déesse s’abille,
D’un riche or crespe, ombrageant ses talons,
Et que les rets de ses beaus cheveus blons
En cent façons énnonde & entortille:

Je l’acompare a l’escumiere fille
Qui or pignant les siens jaunement lons,
Or les ridant en mille crespillons
Nageoit abord dedans une coquille.

De femme humaine encore ne sont pas,
Son ris, son front, ses gestes, ni ses pas,
Ni de ses yeus l’une & l’autre chandelle.

Rocs, eaus, ni bois, ne celent point en eus
Nymphe, qui ait si follâtres cheveus,
Ni l’oeil si beau, ni la bouche si belle.


Quand au matin ma Déesse s’abille
Question à méditer



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